Comment les hormones féminines influencent notre poids… et notre poids nos hormones !

 

Vous prenez du poids sans rien avoir changé à votre hygiène de vie ? Ou au contraire vous faites très attention et bougez plus mais le chiffre sur la balance reste bloqué sur le même chiffre ? Et si c’était une question d’hormones ? 

Vous l’avez sûrement déjà remarqué : votre poids varie légèrement en fonction de la période de votre cycle. On le constate aussi chez les personnes en sous-poids ou en surpoids sévères qui voient leurs règles disparaitre. Ceci s’explique par les différentes actions de vos hormones féminines, la progestérone et les œstrogènes, et par leurs interactions avec d’autres hormones ou différents organes de notre corps. 

Voyons cela en détail.

 

Petit rappel sur les hormones féminines : 

 

Les 2 hormones féminines sont les œstrogènes et la progestérone. Les œstrogènes prédominent durant la première partie, en particulier au moment de l’ovulation, et à la toute fin du cycle tandis que la progestérone augmente progressivement à partir de l’ovulation, qui a environ lieu au milieu du cycle. Si l’ovule n’est pas fécondé, le taux de ces 2 hormones chute drastiquement juste avant les règles. Elles sont sécrétées principalement par les ovaires. Leur rôle est de préparer au mieux le corps à la grossesse

Au niveau du poids, elles vont agir de manière opposée. Par exemple, les œstrogènes vont favoriser la rétention d’eau et le stockage des graisses sur les fesses, les hanches, les cuisses et les seins. Elles vont également influencer l’hormone de la satiété, la leptine. Elles ont également un rôle sur le sommeil : un bon taux d’œstrogènes favorise le sommeil ; or on sait qu’un sommeil de mauvaise qualité peut être à l’origine de fringales sucrées et / ou grasses et donc d’une prise de poids.

A l’inverse, la progestérone a une action diurétique ; elle favorise donc l’élimination de l’eau par les reins. Elle va également avoir un effet sur le déstockage des graisses et, pour que ces réserves ne restent pas vides et puissent être disponibles en cas de grossesse, stimuler la faim. A ceci s’ajoute enfin que la progestérone va agir positivement sur votre moral et votre bien-être. Et on connaît l’importance du moral sur notre prise de poids : plus il est bas, plus on a tendance à manger (et généralement pas des brocolis…) et donc à grossir.

 

 

  • Les déséquilibres hormonaux, un facteur important de prise de poids

 

Nous venons de le voir : les œstrogènes et la progestérone ont des effets antagonistes. Elles s’équilibrent et s’autorégulent l’une l’autre. Ainsi, au-delà des taux de chacune de ces hormones, c’est surtout leur proportion l’une par rapport à l’autre qui est déterminante. Nous vous en parlions dans cet article : https://www.miye.care/la-dominance-oestrogenique/. Trop d’œstrogènes par rapport à la progestérone et, pour ne parler que de l’impact sur le poids, la masse grasse et la rétention d’eau augmentent. 

De nombreuses autres hormones réagissent à l’équilibre Progestérone / œstrogènes. C’est le cas par exemple de l’insuline, du cortisol, des hormones thyroïdiennes ou encore de la testostérone. Et ces différentes hormones ont un impact non négligeable sur le poids puisqu’elles influencent le contrôle de la glycémie, favorisent le stockage du sucre dans les tissus adipeux, accélèrent ou diminuent le métabolisme ou encore favorisent le stockage des graisses dans des endroits du corps où elle est la plus néfaste. 

Ainsi quand le fragile équilibre entre nos hormones féminines est mis à mal, c’est tout l’équilibre hormonal qui est chamboulé. Adviennent alors certains inconforts, une prise de poids ou une résistance à la perte de poids. C’est le cas par exemple en péri-ménopause, en cas de syndrome prémenstruel ou de certaines pathologies comme le SOPK ou l’endométriose.

 

  • Le poids influence aussi les taux d’hormones féminines

 

Nous l’avons vu : en fonction de notre équilibre Œstrogènes-Progestérone, de nombreux dérèglements peuvent se produire et avoir une influence sur le poids. Mais saviez-vous que l’inverse est aussi vrai ?
En effet, le tissu graisseux est capable de créer des hormones. Il produit notamment des œstrogènes. Ainsi, trop de graisse, en particulier localisée sur le ventre, peut être à l’origine d’une dominance en œstrogènes et donc d’une prise de poids. C’est un cercle vicieux. 

Cela peut aussi être bénéfique ! Quelques petits kg en plus au moment de la ménopause, quand les ovaires se mettent à l’arrêt et ne produisent donc plus d’œstrogènes, vont permettre de conserver un minimum de sécrétion de cette hormone qui a des effets positifs et importants sur, par exemple, la santé des os, la prévention des bouffées de chaleurs ou encore des sueurs nocturnes.

En plus de synthétiser des œstrogènes via les tissus graisseux, le surpoids a également un impact sur le microbiote. On observe en effet que les personnes en surpoids ont un microbiote de moins bonne qualité, moins diversifié : certaines catégories de bactéries bénéfiques sont absentes ou présentes en trop faible quantité, tandis que d’autres sont surreprésentées. Or la richesse, l’équilibre et la variété du microbiote est clé pour la bonne santé, notamment hormonale. 

Par exemple, une certaine famille de bactéries, appelée estrobolome, est capable de recomposer les œstrogènes ‘usagés’ que le foie a métabolisés pour les éliminer via les intestins. Ces bactéries sont sensibles à l’équilibre autour d’elles ainsi qu’au régime alimentaire de leur hôte. Une modification du microbiote en lien par exemple avec un surpoids et un régime trop riche en sucres dits rapides entrainent une modification de leur façon de travailler : elles reconjuguent et remettent en circulation les œstrogènes détruits par le foie, sous une forme plus active que la forme normale Ceci est à l’origine d’un trop-plein de cette hormone avec tous les inconforts et troubles qui l’accompagnent.

 

 

Comment agir sur son équilibre hormonal pour relancer sa perte de poids ?

Vous l’aurez donc compris, il s’agit de rétablir un bon équilibre entre les œstrogènes et la progestérone et pour cela, le plus souvent, de contenir la quantité d’œstrogènes présente dans le corps. Et bien sûr de continuer à manger sainement et à bouger tous les jours !

 

  • La détox hormonale

 

Nous l’évoquions largement dans cet article https://www.miye.care/la-detoxification-hormonale-un-pre-requis-en-naturopathie/. Celle-ci est cruciale pour maintenir un taux d’œstrogènes proportionnel à celui de la progestérone. En effet, à l’arrivée des règles, la sécrétion d’œstrogènes cesse et ceux qui sont en circulation doivent être éliminés. C’est votre foie qui est en charge de cette tâche. Alors chouchoutez-le pour qu’il l’accomplisse le plus efficacement possible et pour éviter un trop plein oestrogénique et tous les désagréments qui l’accompagnent. On ne le surcharge pas en graisses, en sucres ni en alcool et on le réchauffe à l’aide d’une bouillote, en particulier le soir après le dîner. Des produits, notamment à base de plantes, peuvent vous y aider. 

 

  • Gérer son stress

 

Il est important également de bien maîtriser son stress. Parce qu’il agit sur ce que l’on a envie de manger et sur le stockage du sucre, mais aussi parce que la production du cortisol, son hormone régulatrice, rentre en compétition avec la production de progestérone. Ils ont en effet une base commune, le cholestérol. En cas de stress, le cholestérol va en priorité servir à la synthèse du cortisol au détriment de celle de progestérone. Le taux de cette dernière hormone sera alors trop faible pour contrebalancer les effets des œstrogènes. 

Alors on respire, on évacue le trop plein en faisant du sport, en écrivant, on se change les idées et on profite du moment du présent ! Vous pouvez également vous aider de nutriments et de plantes. L’un de nos nouveauté [MY] Essentiels Sérénité, va vous permettre de mieux gérer votre stress et vos fringales 

 

 

  • Adapter son alimentation 

 

On surveille l’indice glycémique de ce qu’on mange. L’indice glycémique, c’est la mesure de la capacité des aliments à faire grimper le taux de sucre dans le sang. Plus les aliments ont un goût sucré et plus ils sont cuits, plus leur indice glycémique est élevé. Alors choisissez, si votre digestion vous le permet, les versions complètes ou au moins semi-complètes du pain, des pâtes, du riz et ne les cuisez pas trop longtemps. Evitez de manger un produit sucré isolément mais accompagnez-le de bon gras, de fibres et / ou de protéines. Vous pouvez également avaler du vinaigre dans de l’eau ou du jus de citron avant un repas pour en limiter l’indice glycémique. Et attention aussi aux boissons : certaines font grimper en flèche le taux de sucre dans le sang : jus de fruits, certains alcools (parmi les pires, les cocktails ou la bière), et bien sûr sodas et thé et café sucrés. 

En parallèle, on privilégie le bio, le fait maison. On fait le plein de fruits et légumes pour leurs fibres, de saison pour qu’ils soient gorgés de nutriments, de bon gras (huiles d’olive, de noix, de colza, sardines, maquereaux, amandes …). On ajoute des prébiotiques (ail, banane, asperges, chicoré…) et des probiotiques (avec par ex un peu de légumes lactofermentés)dans son assiette. On limite la viande rouge, les produits laitiers et les produits transformés, frits, sucrés. C’est bon pour l’équilibre hormonal et pour la balance !

Vous l’aurez donc compris. La perte de poids n’est pas toujours aussi simple qu’une soustraction calories ingérées – calories dépensées. D’autres facteurs entrent en jeu, comme le bon équilibre entre les hormones. Alors prenez-en soin. En plus des bénéfices sur votre poids, vous vous sentirez mieux, physiquement et mentalement !

MiYé est une gamme dédiée à l'équilibre hormonal féminin

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles les plus lus :