Ce qu'il faut retenir
Deux grandes familles de plantes : modulatrices hormonales (yam, sauge sclarée) et adaptogènes (ashwagandha, mélisse, camomille, safran, rhodiole)
Chaque symptôme a ses plantes : bouffées de chaleur → sauge sclarée / sommeil → camomille & mélisse / humeur → safran & mélisse
Les plantes peuvent interagir avec 60 % des médicaments consulter un médecin avant de commencer
Qu'est-ce que la phytothérapie ?
La phytothérapie s’appuie sur les principes actifs des plantes : phytoestrogènes, alcaloïdes, flavonoïdes, huiles essentielles… Ces substances interviennent sur différentes voies physiologiques pour stimuler l’autoguérison et réguler les fonctions de l’organisme.
Contrairement à la médecine allopathique qui utilise des molécules de synthèse, elle favorise des préparations à base de plantes fraîches ou séchées (tisanes, teintures-mères, extraits secs, gélules) dont l’efficacité repose sur des données cliniques et pharmacologiques.
Selon l’OMS, environ 65 % des femmes en période de ménopause font appel à des médecines complémentaires, dont près de 25 % à la phytothérapie, souvent sous forme de complément alimentaire pour la ménopause.
Pourquoi les plantes sont particulièrement intéressantes à la ménopause ?
Le déclin des œstrogènes induit divers symptômes : bouffées de chaleur, sueurs nocturnes , fluctuations de l’humeur et fatigue.
Les plantes offrent :
Des plantes adaptogènes (ashwagandha, ginseng) étudiées dans 12 essais cliniques, capables de diminuer la fatigue de 20 % (Revue Planta Medica, 2019).
Des actions antioxydantes et anti-inflammatoires (curcuma, gingembre) pour soulager l’irritabilité et soutenir le confort articulaire.
La phytothérapie s’intègre dans une démarche globale de bien-être, respectueuse du rythme individuel et des interactions possibles.
Les 2 grandes familles de plantes pour la ménopause
1. Les plantes modulatrices hormonales
Ces plantes n’imposent pas d’activité œstrogénique brute, mais soutiennent la régulation endocrine :
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Gattilier : (Vitex agnus-castus) : améliore la stabilité émotionnelle et aide à réguler la production de progestérone naturelle.
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Yam : soutient la fonction ovarienne en phase de périménopause, avec des bénéfices rapportés par de nombreuses utilisatrices.
2. Les plantes adaptogènes et de confort
Ces plantes contenues dans des complément naturel contre le stress hormonal renforcent la résistance au stress et favorisent l’équilibre nerveux :
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Ashwagandha (Withania somnifera) : baisse du cortisol de 27 % après 8 semaines.
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Ginseng (Panax ginseng) : amélioration de la mémoire et de la concentration de 15 %.
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Ginkgo biloba : amélioration de la mémoire et de la concentration.
- Mélisse et camomille : action apaisante validée sur le cycle veille-sommeil.
Guide pratique : Quelles plantes pour quels symptômes ?
Bouffées de chaleur et sueurs nocturnes
- Sauge sclarée : reconnue pour son soutien dans la réduction de la transpiration et du confort vasomoteur.
Soutien du sommeil
- Camomille et mélisse : synergie qui améliore l'endormissement et la qualité du sommeil.
Sautes d’humeur et anxiété
- Safran : efficacité reconnue sur l'humeur et l'équilibre émotionnel.
- Mélisse : réduit palpitations et agitation.
Libido et sécheresse intime
- Sauge, phytoestrogènes : amélioration de 40 % du confort vaginal (Étude italienne, 2018).
- Ginseng, rhodiola : endorphines et énergie accrues, avec + 30 % sur l’indice de bien-être global.
Confort articulaire et fatigue
- Curcuma (curcumine) : réduction de 25 % de la douleur articulaire (méta-analyse, Journal of Pain Research, 2019).
- Gingembre, harpagophytum : effet anti-inflammatoire confirmé, amélioration de la mobilité de 20 %.
Formes galéniques et doses
- Infusions : idéal pour fleurs et feuilles. 2 tasses/jour, 5–10 g de plante séchée.
Décoctions : adapté aux racines et écorces. 10-15 g dans 250 ml d’eau, 10–15 min à feu doux.
Extraits secs et gélules : standardisation précise. 40-80 mg d’extrait standardisé, 1-2 fois/jour.
Teintures-mères : utilisation concentrée. 20-30 gouttes, 2-3 fois/jour dans un peu d’eau.
Précautions, contre-indications et limites de la phytothérapie
Bien que “naturelles”, les plantes peuvent interagir avec 60 % des traitements médicamenteux (Revue Clinical Pharmacology, 2018). Par exemple :
Le millepertuis accélère le métabolisme de plus de 50 médicaments (anticoagulants, contraceptifs).
Le chardon-Marie influe sur les concentrations plasmatiques de certains anticancéreux.
Contre-indications : femmes enceintes ou allaitantes, hépatopathies, troubles cardiovasculaires sans avis médical préalable. Vérifier la qualité, l’origine et respecter les doses et durées recommandées.
FAQ
La phytothérapie peut-elle remplacer un THS ?
Non : elle reste moins puissante et doit être envisagée en complément, après avis médical.
Quand ressent-on les effets ?
Les progrès apparaissent généralement entre 4 et 8 semaines d’usage régulier, selon les plantes et les doses.
Peut-on combiner plusieurs plantes ?
Oui, mais progressivement : commencer par 1-2 extraits, puis ajuster sous supervision d’un professionnel.
Les phytoestrogènes sont-ils dangereux ?
À doses recommandées, leur action modulable minimise les risques. En cas d’antécédent de cancer hormono-dépendant, consulter un oncologue.
Quelle forme choisir ?
Infusion pour un usage quotidien, extraits standardisés pour un dosage précis. L’essentiel : qualité, traçabilité et conseil adapté.










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