Le déficit en progestérone est une cause fréquente de déséquilibre hormonal chez les femmes, souvent appelé insuffisance lutéale, lorsque la production de progestérone est trop faible après l'ovulation.
Les œstrogènes et la progestérone fonctionnent en binôme, donc une baisse de progestérone peut rompre cet équilibre et favoriser une dominance œstrogénique.
Un faible taux de progestérone peut provoquer divers symptômes, comme des cycles irréguliers, un syndrome prémenstruel plus intense, des sautes d'humeur ou des difficultés de fertilité.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette baisse, notamment l'âge, le stress chronique, certains médicaments ou des perturbations hormonales liées au mode de vie.
Rééquilibrer les hormones passe souvent par une approche globale, incluant l'hygiène de vie, la gestion du stress et un soutien nutritionnel adapté pour restaurer l'équilibre hormonal.
En savoir plus sur le déficit en progestérone et le déséquilibre hormonal.
Un niveau d'hormone s'évalue toujours par rapport à une autre hormone. Par exemple, l'œstrogène et la progestérone fonctionnent en binôme, le moindre déséquilibre de l'une entraîne forcément un déséquilibre de l'autre. Déficit en progestérone, dominance œstrogénique, ont pour conséquence des symptômes proches et un dérèglement hormonal.
Qu'est-ce que la progestérone et à quoi elle sert ?
La progestérone est une hormone cruciale dans le système reproducteur féminin. Elle est produite dans les ovaires et joue un rôle important dans la régulation du cycle menstruel. Un manque de progestérone peut entraîner un déséquilibre hormonal, qui peut provoquer divers symptômes, notamment des règles irrégulières, des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes, des sautes d'humeur, une prise de poids et une baisse de la libido.
Le taux de progestérone diminue naturellement à l'approche de la ménopause, ce qui peut entraîner un déséquilibre hormonal. Cependant, d'autres facteurs peuvent contribuer à une carence en progestérone, notamment le stress, l'obésité et certains médicaments. Les traitements d'une carence en progestérone varient en fonction de la cause sous-jacente. Dans certains cas, une modification du mode de vie peut suffire à corriger le déséquilibre. Par exemple, la perte de poids ou la gestion du stress peuvent contribuer à augmenter le taux de progestérone. Dans d'autres cas, un traitement plus agressif peut être nécessaire, comme un traitement hormonal substitutif (THS).
Si vous pensez souffrir d'une carence en progestérone, il est important de consulter votre professionnel de santé afin de vous mettre sur la voie de la guérison. Un déséquilibre hormonal peut impacter le quotidien de façon significative : n'hésitez pas à en parler à votre professionnel de santé, qui pourra vous orienter vers une prise en charge adaptée.
Quels sont les signes d'un manque de progestérone ?
Il existe une variété de symptômes qui peuvent indiquer un taux de progestérone bas. Ils comprennent :
Comment faire remonter son taux de progestérone ?
Seul un médecin peut prescrire une supplémentation en progestérone. En dehors de toute prescription, certains leviers de mode de vie sont associés à un meilleur équilibre hormonal global.
- L'alimentation joue un rôle réel : un apport suffisant en zinc (huîtres, graines de courge, légumineuses) et en vitamine B6 soutient la production de progestérone. Le magnésium contribue à réduire le stress, qui est l'un des premiers facteurs de déséquilibre hormonal le cortisol et la progestérone partagent le même précurseur, la prégnénolone.
- La gestion du stress chronique est probablement le levier le plus sous-estimé. Un cortisol constamment élevé "vole" les précurseurs hormonaux au détriment de la progestérone c'est ce que certains chercheurs appellent le "steal prégénolone".
- Le poids corporel a également son importance : une masse grasse trop faible ou trop élevée perturbe l'équilibre œstrogènes/progestérone.
Encore le SPM ?
Le Syndrome Prémenstruel (SPM) est une condition bien connue affectant de nombreuses femmes. Cependant, comment différencier les symptômes du SPM d'un manque de progestérone ?
Comprendre que le SPM et le manque de progestérone peuvent présenter des symptômes similaires est essentiel, bien que leurs causes et implications diffèrent. Le SPM se manifeste par une variété de symptômes physiques et émotionnels qui surviennent généralement une à deux semaines avant le début de chaque période menstruelle. Parmi ces symptômes figurent des bouffées de chaleur, des ballonnements, des maux de tête, ainsi que des sautes d'humeur, de la dépression, de l'anxiété, de la colère et de l'irritabilité.
En revanche, un manque de progestérone, aussi appelé insuffisance lutéale, peut causer des symptômes semblables, incluant des menstruations douloureuses et abondantes, des troubles du cycle menstruel, et des variations d'humeur.
La distinction entre ces deux conditions repose sur leur timing et leur impact spécifique sur le cycle menstruel. Tandis que le SPM est principalement dû aux fluctuations hormonales de l'estrogène et de la progestérone pendant la phase lutéale, une carence en progestérone est souvent liée à une production insuffisante de cette hormone après l'ovulation. Cette insuffisance peut déséquilibrer les hormones, provoquant des symptômes persistants même après le début des règles.
Il est important de souligner que certaines femmes peuvent souffrir à la fois de SPM et d'un manque de progestérone, rendant le diagnostic et le traitement plus complexes.
La baisse naturelle du taux de progestérone lors du cycle menstruel
Le cycle menstruel est marqué par des variations hormonales constantes, parmi lesquelles la progestérone joue un rôle fondamental. Pour saisir la baisse naturelle de ce taux de progestérone, il est vital de comprendre son évolution durant le cycle.
La phase folliculaire, qui commence avec les menstruations et s'achève à l'ovulation, est caractérisée par un taux de progestérone particulièrement bas, presque inexistant. Durant cette période, les œstrogènes sont prédominants, préparant l'utérus à une éventuelle grossesse.
L'ovulation est induite par un pic soudain de l'hormone lutéinisante (LH), conduisant à la formation du corps jaune dans l'ovaire. C'est à partir de ce moment que la progestérone est sécrétée en plus grandes quantités. Le taux de progestérone s'élève rapidement durant la phase lutéale, culminant environ 7 à 10 jours après l'ovulation.
Si aucune fécondation ne survient, le corps jaune, ayant une durée de vie limitée, commence à régresser. Par conséquent, la production de progestérone baisse progressivement.
Cette réduction du taux de progestérone est un mécanisme naturel qui provoque le détachement de l'endomètre, déclenchant ainsi les menstruations. Ce processus se déroule généralement 14 jours après l'ovulation, la phase lutéale variant entre 11 et 16 jours.
Il est essentiel de souligner que cette baisse naturelle du taux de progestérone est normale et indispensable au bon déroulement du cycle menstruel.
Toutefois, une diminution anormalement marquée ou précoce de ce taux peut signaler une insuffisance lutéale, un trouble hormonal pouvant avoir des répercussions importantes sur la santé reproductive.
Causes de la carence en progestérone
De nombreux facteurs différents peuvent contribuer à un déficit en progestérone. L'une des causes les plus courantes est tout simplement le vieillissement. Lorsque les femmes approchent de la ménopause, leur corps commence à produire de moins en moins de progestérone. Cette baisse naturelle des niveaux de progestérone peut provoquer un déséquilibre hormonal et tous les symptômes qui y sont associés.
Cependant, d'autres facteurs peuvent entraîner une baisse du taux de progestérone, notamment :
- Stress : Un excès de stress peut entraîner une diminution de toutes les hormones, et pas seulement de la progestérone. Car les glandes surrénales épuisées vont dégrader la progestérone en cortisol pour maintenir un taux de cortisol suffisant. Si vous vous sentez stressé, il est important de trouver des mécanismes d'adaptation sains, comme l'exercice ou le yoga. La réduction du niveau de stress peut contribuer à augmenter la production de progestérone.
- Le surpoids : Le surpoids ou l'obésité peuvent également entraîner une diminution des niveaux de progestérone, car les cellules graisseuses produisent des œstrogènes. Perdre du poids peut aider à augmenter la production de progestérone et à corriger le déséquilibre hormonal.
- Certains médicaments : Certains médicaments, y compris les pilules contraceptives, peuvent diminuer le taux de progestérone. Si vous pensez que vos médicaments peuvent être à l'origine d'un déséquilibre hormonal, parlez à votre professionnel de la santé des autres options possibles.
La carence en progestérone est une cause fréquente de déséquilibre hormonal chez les femmes de tous âges.
Causes d'une baisse naturelle du taux de progestérone

Phase lutéale : Après l'ovulation, un des ovaires de la femme forme le "corps jaune". Il répond à une fonction de production d'hormone de progestérone naturelle après l'ovulation. Dans le premier cycle la muqueuse de l'utérus se développe grâce à l'œstrogène et l'hormone lutéinisante dans le but de préparer l'utérus à être fécondé. Dans le cas où les ovaires ne fabriquent pas assez de progestérone, il y aura une carence de certaines hormones qui sont produites grâce à la progestérone. C'est alors qu'on observe une insuffisance lutéale pendant cette phase pouvant amener à connaître les différents symptômes cités plus haut.
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Qu'est ce qu'un taux "normal" de progestérone ?
Comprendre la notion de taux "normal" de progestérone est essentiel pour identifier et traiter les déséquilibres hormonaux. Les concentrations de cette hormone fluctuent considérablement en fonction du cycle menstruel et de l'étape de vie de la femme.
En phase folliculaire, qui précède l'ovulation, les niveaux de progestérone sont traditionnellement bas, variant entre 0,47 et 7,85 nmol/L (soit 0,15 à 2,50 µg/L).
À l'approche de l'ovulation, ces niveaux commencent à s'élever, se situant entre 1,57 et 17,1 nmol/L (équivalent à 0,50 à 4,50 µg/L). C'est durant la phase lutéale, post-ovulation, que la progestérone atteint ses pics, avec des valeurs typiquement entre 17,2 et 85 nmol/L (ou 5,50 à 27,00 µg/L).
Pendant la grossesse, les taux de progestérone grimpent significativement, oscillant entre 267 et 700 nmol/L vers la fin de la grossesse.
À la ménopause, les niveaux de progestérone redescendent à des seuils bas, souvent inférieurs à 1,57 nmol/L (ou 0,50 µg/L).
Il est essentiel de souligner que ces valeurs peuvent varier d'une individu à l'autre et que la production de progestérone est pulsatile, engendrant des fluctuations au fil de la journée.
Pour diagnostiquer une insuffisance lutéale ou d'autres anomalies hormonales, il peut être nécessaire d'effectuer plusieurs prélèvements à différents moments du cycle afin d'obtenir une perspective complète des niveaux de progestérone.
Les conséquences d'un manque de progestérone
Un taux bas de progestérone est signe d'une faible qualité de l'ovulation chez la femme, il en résulte une fertilité moindre et donc d'un déséquilibre hormonal. Mais au-delà des problèmes de fertilité, ce manque de progestérone peut aussi avoir des répercussions sur l'ensemble du quotidien et notamment sur :
- Sur le sommeil : Si le niveau de progestérone est insuffisant, le sommeil s'en retrouve affecté avec des réveils nocturnes, des insomnies qui peuvent nous faire entrer dans un cercle vicieux de stress et de fatigue permanente. Son rôle d'hormone soporifique est la cause d'une plus grande fatigue notamment lors de la phase lutéale.
- Sur l'humeur : Étant donné son rôle d'antidépresseur naturel, un faible taux de progestérone pourra engendrer des déficit sur les capacités de concentration et de la mémoire en plus de faciliter les sautes d'humeur, l'anxiété et l'humeur dépressives chez certaines femmes.
- Sur l'appétit : L'effet de la progestérone sur le système dopaminergique est certain, et dans le cas où le cerveau peut se retrouver en carence de dopamine il cherchera à compenser en nous poussant à manger davantage pour tenter de diminuer cette sensation de fatigue chronique.
Comment combler naturellement une carence en progestérone ?
Les plantes anti-stress sont fortement recommandées (rhodiole, ashwagandha, mélisse..), mais aussi une supplémentation en zinc et vitamine B6.
Augmentez également votre consommation de bons acides gras (oléagineux, huile de colza...) et augmentez vos apports en vitamine C.
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FAQ
Quels sont les signes de manque de progestérone ?
Un manque de progestérone se manifeste souvent par des cycles irréguliers, un syndrome prémenstruel marqué (douleurs, irritabilité), des sautes d'humeur ou encore des difficultés à concevoir.
On peut aussi observer des spottings (petits saignements), de la fatigue, une baisse de libido ou une anxiété accrue.
Comment faire remonter son taux de progestérone ?
Pour soutenir naturellement la progestérone, il est important de :
- réduire le stress (qui augmente le cortisol au détriment de la progestérone)
- améliorer l'hygiène de vie (sommeil, alimentation, activité physique)
Dans certains cas, des compléments ou un accompagnement médical peuvent être nécessaires pour rééquilibrer la production hormonale.
Quel est le traitement pour un manque de progestérone ?
Le traitement dépend de la cause, mais il repose souvent sur :
- une supplémentation en progestérone (orale, vaginale ou injectable)
- la prise en charge des troubles associés (thyroïde, ovulation…)
Par exemple, certains traitements hormonaux comme la progestérone micronisée sont prescrits dans des cas précis (troubles du cycle, fertilité…).
Pourquoi mon taux de progestérone est-il bas ?
Plusieurs facteurs peuvent expliquer un faible taux de progestérone :
- stress chronique
- troubles de l'ovulation ou absence d'ovulation
- syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)
- troubles thyroïdiens
Une mauvaise ovulation est l'une des causes principales, car la progestérone est produite après l'ovulation.
Sources :
-
INSERM – La ménopause et les variations hormonales
https://www.inserm.fr/dossier/menopause/
➤ (explique la baisse de progestérone et ses effets sur le cycle) -
MSD Manuals – Cycle menstruel et hormones féminines
https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/problèmes-de-santé-de-la-femme/biologie-du-système-reproducteur-féminin/cycle-menstruel
➤ (rôle des œstrogènes et de la progestérone dans l'équilibre hormonal) -
Livi – Progestérone : rôle et impact sur le corps féminin
https://www.livi.fr/en-bonne-sante/progesterone-tout-savoir-sur-cette-hormone-feminine/
➤ (rôle clé dans la régulation du cycle menstruel) -
Elsan – Progestérone : définition, rôle et déséquilibres
https://www.elsan.care/fr/pathologie-et-traitement/maladies-gynecologiques/progesterone-definition-causes-traitement














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