Excès de cortisol : en savoir plus sur comment le stress met à mal notre santé ?
Ce n’est un secret pour personne : les femmes souffrant de stress chronique sont très nombreuses. Difficile de rester zen quand on a autant de vies à gérer : familiale, professionnelle, conjugale, amicale, personnelle… Si le stress est nécessaire à la vie, l’excès provoque des problèmes pour la santé, y compris pour la santé hormonale.
Le principal marqueur biologique du stress est le cortisol. Les déficits en hormones surrénaliennes (dont le cortisol) sont de plus en plus fréquents et trop rarement diagnostiqués. Le saviez-vous ? Les glandes surrénales d’un homme sont 50% plus grandes que celles d’une femme.
A quoi sert le cortisol ? Il est par essence « l’hormone du stress ». Hormone produite par les glandes surrénales, le cortisol joue un rôle essentiel sur la régulation du métabolisme des glucides, lipides, protides, des ions et de l’eau pour éviter toute variation trop brutale de l’équilibre physiologique de l’organisme. Des périodes de stress trop régulières, appelées « stress chronique », vont booster la sécrétion de cortisol et épuiser les glandes surrénales, en retentissant sur le fonctionnement des autres hormones — d’où l’importance de savoir comment diminuer son taux de cortisol.
Premier effet direct : la production de cortisol étant affaiblie, c’est la progestérone (hormone sexuelle “calmante”) qui va être convertie en cortisol pour renflouer les stocks, déséquilibrant alors le ratio œstrogènes/progestérone… c’est donc un cercle vicieux. Un excès de cortisol va finalement entraîner un déficit en cortisol sur le long terme. C’est pourquoi il est si important de mieux contrôler notre stress et de ne pas le laisser s’installer.

Qu’est-ce que le cortisol ? Quels sont ses effets ?

C’est quoi le cortisol ? L’hormone cortisol est l’hormone du stress par excellence. Cette hormone joue aussi un grand rôle dans le bon déroulement du rythme circadien (le rythme qui, s’il fonctionne bien, nous fait nous sentir en forme le matin et plus relax le soir). La mélatonine, hormone du sommeil, prend alors le relais et nous invite à aller nous coucher. Le cortisol est sécrété par les glandes surrénales, de petites glandes triangulaires situées juste au-dessus des reins. C’est une hormone stéroïdienne : elle est fabriquée à partir du cholestérol.
Le rôle du cortisol
En situation de stress ponctuel, cette hormone est très bénéfique : elle nous permet de mobiliser nos ressources et de les mettre à disposition des fonctions dont nous allons avoir le plus besoin pour faire face au « danger ». Ainsi, nos réserves de sucres et de graisses vont être recrutées et dirigées vers le cerveau et les muscles, dont le muscle cardiaque. Elle va augmenter la pression sanguine pour que ces nutriments parviennent plus rapidement dans ces organes essentiels à la réponse au stress. À dose modérée et en libération ponctuelle, il a un rôle anti-inflammatoire. Le cortisol est d’ailleurs utilisé en tant que médicament à cet effet sous une forme appelée cortisone ou corticoïdes. On ne pourrait d’ailleurs pas vivre sans cortisol.
Régulation de l’énergie :
- Mobilise le glucose, les protéines et les lipides pour fournir de l’énergie.
- Aide à maintenir un taux de sucre stable dans le sang entre les repas.
Réponse au stress :
- Active la réponse « combat ou fuite » en situation de stress.
- Réduit temporairement les fonctions non essentielles (digestion, reproduction) pour privilégier les fonctions vitales.
Gestion des inflammations :
- Aide à réduire les inflammations en régulant la réponse immunitaire.
- Participe à la cicatrisation et à la réparation des tissus.
Régulation de la pression artérielle :
- Contribue au maintien d’une pression artérielle adéquate en agissant sur les vaisseaux sanguins.
Cycle circadien :
- Atteint un pic le matin pour favoriser l’éveil et la vigilance.
- Diminue progressivement dans la journée pour préparer le corps au repos.
Impact sur l’humeur et la cognition :
- Influence l’humeur, la mémoire et la concentration.
- Joue un rôle dans la résilience face aux situations stressantes.
Fonctionnement du système immunitaire :
- Supprime temporairement certaines réponses immunitaires pour éviter une inflammation excessive.
En cas d’excès et/ou de sécrétion prolongée (stress chronique), les effets du cortisol deviennent délétères :
Un excès de cortisol a plusieurs effets :
- Perturbe le métabolisme des glucides : fringales et prise de poids.
- Diminue la réponse immunitaire : fragilise la santé.
- Effet “stimulant” : perturbe le sommeil.
- Favorise l’ostéoporose et fatigue le cœur.
- Au-delà d’un certain seuil, devient pro-inflammatoire : douleurs, fatigue, dégradation de la qualité du microbiote…
- Entraîne un déficit en progestérone : le cortisol peut être maintenu par dégradation de la progestérone.
Pic de cortisol
Le pic de cortisol désigne le moment où cette hormone atteint son niveau maximal dans le sang. Ce phénomène survient naturellement chaque jour, généralement tôt le matin, entre 6h et 8h.
Durant ce pic, le cortisol stimule l’éveil, mobilise les réserves d’énergie en augmentant le taux de glucose dans le sang, et prépare l’organisme à affronter les exigences de la journée.
Chez une personne en bonne santé, ce pic est suivi d’une diminution progressive des niveaux de cortisol tout au long de la journée. Il atteint son point le plus bas la nuit, favorisant ainsi le repos et la récupération. Des facteurs comme un stress chronique ou un sommeil perturbé peuvent modifier la régularité ou l’intensité de ce pic.

Excès de cortisol : quels sont les symptômes d’un cortisol trop élevé ?

Les symptômes d’un excès de cortisol sont nombreux et variés : troubles de l’humeur, fatigue, difficultés de concentration ou de mémorisation, tension artérielle, fringales sucrées, prise de poids notamment au niveau du ventre, difficultés d’endormissement…
Pour en avoir le cœur net, il existe plusieurs types d’analyses que vous pouvez réaliser en laboratoire : dosage sanguin, urinaire ou salivaire. Ces examens vous permettront de connaître votre taux de cortisol ainsi que son évolution au cours de la journée : il doit être au plus haut le matin entre 6 et 8h puis baisser au cours de la journée jusqu’à atteindre son minimum vers minuit.
Le lien entre excès de cortisol et blocage métabolique
Un excès chronique de cortisol, souvent causé par un stress prolongé, peut entraîner un véritable blocage métabolique. Ce phénomène survient lorsque le corps, en alerte permanente, ralentit certaines fonctions non essentielles à court terme, comme la digestion ou la régulation hormonale fine, pour se concentrer sur la survie. Cela perturbe le métabolisme de base : la capacité à brûler efficacement les graisses diminue, la sensibilité à l’insuline baisse, et l’organisme tend à stocker davantage, notamment au niveau abdominal.
Comment savoir si on a trop de cortisol et que faire ?
Un taux élevé de cette hormone peut entraîner divers symptômes tels que la fatigue chronique, une prise de poids inexpliquée ou des troubles du sommeil. Si vous vous demandez si vous souffrez d’un excès de cortisol, ce quiz vous guidera à travers les principaux signes et symptômes d’un taux de cortisol élevé.
Les symptômes d’un excès de cortisol
Les symptômes d’un cortisol élevé dans le corps sont nombreux, ils s’installent progressivement au fil des mois et années et agissent à différents endroits du corps comme le visage, le ventre, les os et les muscles.
Parmi les principaux symptômes d’un excès de cortisol, on retrouve :
- Perte de masse musculaire : diminution de la force physique, tâches du quotidien plus difficiles.
- Diminution de la force physique : fatigabilité accrue, même lors d’efforts modérés.
- Fatigabilité accrue : même lors d’efforts modérés.
- Troubles neurologiques et émotionnels : anxiété, nervosité, irritabilité, troubles de concentration et de mémoire.
- Troubles du sommeil : insomnies, réveils nocturnes, sommeil non réparateur.
- Dépression : humeur basse persistante, manque d’énergie, perte d’intérêt.
- Prise de poids rapide et localisée : visage (facies lunaire), abdomen.
- Hypertension artérielle : augmentation du risque cardiovasculaire à long terme.
- Irrégularités menstruelles : cycles irréguliers ou absents, possible diminution de la fertilité.
- Peau plus fragile : cicatrisation plus lente, vergetures rouges, bleus spontanés.
Cortisol élevé : quelles sont les causes ?
Un cortisol élevé peut être provoqué par différents facteurs, à la fois environnementaux et médicaux :
- Stress chronique : principale cause.
- Manque de sommeil : perturbe l’horloge biologique.
- Alimentation inadaptée : excès de sucres raffinés, aliments transformés, stimulants (caféine).
- Activité physique excessive : entraînements trop intenses ou mal récupérés.
- Pathologies spécifiques : syndrome de Cushing, certaines tumeurs surrénaliennes.
- Troubles hormonaux : dérèglements liés à d’autres glandes (ex : thyroïde).
- Inflammations chroniques : maladies inflammatoires ou infections prolongées.
Le cortisol et le stress : un duo indissociable
Le cortisol est surnommé « l’hormone du stress » en raison de son rôle clé dans la réponse de l’organisme :
Réponse immédiate au stress :
- Augmente la disponibilité de l’énergie (libération de glucose).
- Régule la pression artérielle et les fonctions cardiaques.
- Prépare le corps à affronter ou fuir la situation.
Effets à court terme :
- Réaction rapide aux situations urgentes.
- Réduction des inflammations temporaires.
- Récupération après un stress ponctuel.
Conséquences du stress chronique :
- Perturbe le sommeil et l’humeur.
- Affaiblit le système immunitaire.
- Favorise des déséquilibres hormonaux et métaboliques.
Quel rapport entre cortisol et déséquilibre hormonal ?
Le cortisol est une hormone stéroïdienne synthétisée à partir du cholestérol. C’est également le cas des hormones sexuelles comme les œstrogènes et la progestérone. Toutes ces hormones ont le même précurseur : la prégnénolone. En cas de stress intense et prolongé, cette substance va être en priorité dédiée à la production de cortisol, au détriment de nos hormones. Les cycles seront perturbés, le syndrome prémenstruel ou l’endométriose seront plus importants, les symptômes de périménopause se feront davantage sentir, etc.
Comment réduire son taux de cortisol ?
La priorité est d’apprendre à limiter, maîtriser et évacuer son stress : sport, pauses régulières, respiration, méditation, délégation, organisation, écriture, temps en extérieur… Sortir à la lumière du jour au moins 15/20 minutes (le matin ou le midi de préférence) contribue aussi à soutenir la vitamine D. Vous pouvez également vous aider de plantes comme l’ashwagandha, la mélisse, la rhodiole, le safran, le griffonia, et vous complémenter en magnésium, notamment via Essentiels Sérénité.
Dans l’assiette, on force sur le bon gras (oméga 3) : poissons gras en privilégiant les petits (sardines, maquereaux, anchois…), graines de chia, huiles de colza/lin/chanvre… On met des fruits et légumes à tous les repas pour faire le plein d’antioxydants. Et on réduit les sucreries, les viandes rouges, les plats industriels et les laitages.
La gestion du stress est un enjeu-clé pour notre santé et notre bon équilibre hormonal. Ses effets négatifs à court et long terme impactent toutes nos fonctions. Alors, si on ne peut l’éviter dans nos vies modernes, apprenons à le garder dans des limites acceptables et à en limiter les conséquences sur notre organisme !
Quand doit-on aller voir un médecin ?
Il est important de consulter un médecin afin de diagnostiquer rapidement un éventuel syndrome de Cushing. Médecin généraliste et endocrinologue sont tous deux capables de poser un diagnostic et de proposer une prise en charge adaptée.
Pour savoir si vous avez un excès de cortisol, faites le quiz !








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2 commentaires
Bonjour,
Merci pour votre commentaire !
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Merci
Merci pour le partage très instructif sur le cortisol et son lien avec le stress. Il est essentiel de comprendre l’impact de cette hormone sur notre santé hormonale globale.
Je suis particulièrement frappé par le fait que les glandes surrénales d’un homme sont 50% plus grandes que celles d’une femme. Cela souligne à quel point il est crucial de surveiller et de gérer notre niveau de stress, surtout pour les femmes qui jonglent avec de multiples responsabilités.
Vos conseils pour réduire le taux de cortisol, notamment l’importance de l’activité physique, de la méditation et de l’alimentation équilibrée, sont très pertinents. Avez-vous des recommandations spécifiques en matière de méditation ou d’exercices qui peuvent aider à maîtriser le niveau de cortisol ?
Encore merci pour ce partage éclairant !