À retenir
Le sommeil est régulé par plusieurs hormones clés qui agissent ensemble sur l’endormissement, la qualité et la durée du repos.
La mélatonine, produite surtout la nuit, favorise l’endormissement et un sommeil profond, mais est freinée par la lumière et diminue avec l’âge.
Le cortisol, hormone du stress, doit être bas le soir pour permettre le sommeil ; le stress chronique perturbe cet équilibre.
L’adénosine s’accumule au fil de la journée pour créer la somnolence, mais la caféine bloque son action et retarde l’endormissement.
Les hormones sexuelles (œstrogènes, progestérone, testostérone) influencent le sommeil, notamment lors du cycle menstruel, de la grossesse, de la ménopause et avec l’âge.
Les hormones du sommeil et leurs effets
Il existe plusieurs hormones qui possèdent une influence directe ou indirecte sur la qualité et la quantité de notre sommeil. Nous avons classé ces différentes hormones. Ces messagers chimiques orchestrent parfaitement les diverses fonctions corporelles y compris notre sommeil.
Du rythme circadien jusqu’au stress les hormones du sommeil clés comme la mélatonine, le cortisol et d’autres ont un impacte considérable sur notre période de repos nocturne. Nous avons étudier ces différentes hormones afin de mieux vous guider dans leurs rôles et ainsi vous aidez à mieux comprendre vos nuits et ce qui peut facilité une bonne qualité de sommeil et un endormissement facile.
Qu'est-ce que la mélatonine ?
Une hormone naturelle au service de votre sommeil

La mélatonine, parfois appelée « hormone du sommeil », est produite par la glande pinéale, nichée au cœur du cerveau. Issue du tryptophane, un acide aminé, elle aide votre corps à se préparer naturellement à l’endormissement. Les taux de mélatonine maximum sont atteints vers 2 heure du matin.
Facteurs influençant la production de mélatonine :
- Exposition à la lumière : Trop de lumière, surtout la lumière bleue des écrans électroniques, peut inhiber sa sécrétion.
- ge : La production diminue naturellement avec l’âge, ce qui peut expliquer les troubles de sommeil chez les personnes âgées.
- Alimentation : Certains aliments comme les cerises, les noix et le lait contiennent de la mélatonine.
Production de mélatonine
La production de la mélatonine suit un ruthme circadien. C’est-à-dire qu’elle augmente en réponse à la diminution de la lumière du jour. En fin de journée, la sécrétion de mélatonine commence, préparant le corps à dormir. À l’inverse, la lumière du matin inhibe sa production, favorisant le réveil.
Influence de la mélatonine sur la qualité du sommeil
Cette hormone impacte directement la qualité du sommeil. Un taux adéquat de mélanotine induit un endormissement plus rapide et améliore la profondeur du sommeil. Des études démontrent que les troubles de sa production peuvent mener à des insomnies ou à un sommeil irrégulier.
Le cortisol : l’hormone du stress

Le cortisol est reconnu comme étant l’hormone principale du stress. Jouant un rôle primordial dans notre cycle veille-sommeil. Il est sécrété par les glandes surrénales, son niveau culmine tôt le matin pour nous réveiller et dimiue tout au long de la journée pour atteindre son niveau le plus bas la nuit.
Une dysrégulation du cortisol affecte la qualité du sommeil. Le stress chronique peut également stimuler sa production perturbant ainsi le sommeil et rendant difficile l’endormissement.
Le rôle de la mélatonine dans le cycle du sommeil
Faciliter l’endormissement
La mélatonine fait légèrement baisser votre température corporelle et ajuste votre horloge interne, ce qui réduit le temps d’endormissement sans altérer la qualité du sommeil.
Soutenir les différentes phases du sommeil
Au cours de la nuit, elle participe à l’équilibre entre sommeil lent et sommeil paradoxal, favorisant un repos réellement réparateur.
Les interactions complexes avec d’autres hormones

L’adénosine : l’inducteur de somnolence
L’adénosine est un autre messager chimique important. Elle contribue à la sensation de somnolence. A mesure que nous restons éveillés son niveau augmentent favorisant la fatique et la préparation du corps à dormir. Le processus inverse intervient pendant la nuit pour nous aider à nous sentir alerte le matin.
Accumulation et somnolence
À mesure que nous restons éveillés, l’adénosine s’accumule dans notre cerveau, augmentant la pression du sommeil. Lorsque ses niveaux sont suffisamment élevés, elle favorise l’envie de dormir. Pendant le sommeil, ses concentrations diminuent, réduisant ainsi cette pression et facilitant le réveil le matin.
Interférence de la caféine
La caféine, présente dans le café et certains thés bloque les récepteur d’adénosine, retardant ainsi la somnolence. Des difficultés d’endormissement peuvent apparaître lorsque l’on consommes de la caféine trop tard dans la journée.
Les hormones sexuelles : œstrogènes et progestérone
Tant les hommes que les femmes produisent des hormones sexuelles qui influencent fortement les schémas du sommeil. Ces influences peuvent varier en fonction des cycles hormonaux spécifiques chez chaque sexe.
Chez les femmes
Les fluctuations des œstrogènes de la la progéstérone au cours du cycle menstruel peuvent affecter la qualité du sommeil. Durant la phase lutéale (après l’ovulation), les niveaux de progestérone augmentent, ce qui a souvent un effet sédatif. Certaines femmes ressentent aussi une aggravation des symptômes d’insomnie et de mauvais qualité du sommeil pendant le syndrome prémenstruel (SPM)
- Grossesse : Les niveaux élevés d’hormones comme la progestérone peuvent induire un sommeil excessif au début et aggraver l’insomnie au troisième trimestre.
- Ménopause : Les baisses soudaines des œstrogènes et de la progestérone peuvent provoquer des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes, interrompant ainsi le sommeil.
Chez les hommes
Bien que moins souvent discutée, la baisse progressive de la testostérone chez les hommes âgés peut également affecter le sommeil. Des niveaux inférieurs de cette hormone ont été liés à une diminution de la qualité du sommeil et à des troubles comme l’apnée obstructive du sommeil.
Cycle menstruel et sommeil
Les cycles menstruels font varier les niveaux d’œstrogène et de progestérone, affectant ainsi le sommeil. Avant les menstruations, une baisse de progestérone peut entraîner des difficultés d’endormissement ou des insomnies.
Grossesse et sommeil
Pendant votre période de grossesse, la progestérone augmente aussi et la relaxine de même provoquant ainsi des troubles du sommeil. La fréquence des réveils nocturnes augmente souvent du à l’inconfort physique et des besoins continus du fœtus
Ménopause et sommeil
La ménopause entraîne une réduction significative des niveaux d’œstrogènes. Cela peut induire des symtpômes comm des bouffées de chaleur nocturnes et des sueurs, perturbant ainsi le sommeil. De plus, la diminution de mélatonine avec l’âge complique encore la situation.
Hormones du sommeil : l’influence du mode de vie et des habitudes

En ajustant votre mode de vie et vos habitudes, vous pouvez améliorer la régulation de vos hormones du sommeil, favorisant ainsi un repos réparateur et de meilleure qualité.
- Adoptez une routine de sommeil régulière : Se coucher et se lever à la même heure chaque jour aide à réguler son horloge biologique.
- Réduisez l’exposition à la lumière bleue en soirée : Utilisez des filtres de lumière bleue sur vos appareils ou adoptez des habitudes sans écran avant le coucher.
- Gérez le stress : Intégrez des techniques de relaxation telles que la méditation, la respiration profonde ou le yoga pour réduire les niveaux de cortisol.
- Pratiquez une activité physique modérée : Privilégiez des exercices en journée pour éviter une stimulation excessive en soirée. L’exercice régulier peut réguler efficacement certaines hormones du sommeil telles que l’adénosine et le cortisol. Une activité physique modérée améliore non seulement la durée totale du sommeil mais réduit également l’anxiété et le stress, contribuant ainsi à une meilleure régulation hormonale.
- Évitez les stimulants avant le coucher : Limitez la caféine et les repas lourds pour favoriser un environnement propice à la production de mélatonine. Au contraire, les aliments riches en tryptophane comme la dinde et les légumineuses aident à produire la mélatonine.
Hormones du sommeil sommes-nous tous égaux ?
Il existe divers facteurs influençant comment les hormones affectent notre sommeil, créant une variabilité parmi les individus.
- Age : Les niveaux hormonaux changent avec l’âge, modifiant ainsi les besoins de sommeil.
- Sexe : Comme discuté, le sexe influence grandement les variations hormonales et leurs effets.
- Mode de vie : Le stress, l’alimentation, et l’exercice peuvent tous modifier les niveaux hormonaux.
- Génétique : Certains individus peuvent être naturellement prédisposés à un déséquilibre hormonal.
L’importance de la lumière
Regarder des écrans en soirée peut retarder la sécrétion de mélatonine, car la lumière bleue a un effet inhibiteur. En revanche, une exposition suffisante à la lumière naturelle dans la journée renforce sa libération la nuit.
L’impact de l’âge et du mode de vie
En vieillissant, la glande pinéale peut se calcifier et produire moins de mélatonine, ce qui explique souvent les troubles du sommeil chez les seniors. Le stress, le travail de nuit ou le décalage horaire jouent également un rôle. Une alimentation riche en tryptophane et en magnésium peut aider à soutenir sa production.
Supplémentation en mélatonine : quand et comment ?
Conseils d’usage et précautions
La prise de mélatonine (1 à 2 mg, environ une heure avant le coucher) peut être utile pour les plus de 55 ans souffrant d’insomnie primaire ou pour atténuer le jet lag. Ne dépassez pas 2 mg par nuit sans avis médical. Certaines situations (grossesse, épilepsie, traitements particuliers) nécessitent l’avis d’un professionnel de santé.
Phytothérapie et compléments alimentaires
Des plantes comme la valériane, la camomille et la lavande ont été traditionnellement utilisées pour promouvoir le sommeil en réduisant l’anxiété et en équilibrant le système hormonal. De plus, des minéraux et vitamines tels que le magnésium et la vitamine B6 jouent aussi un rôle crucial en supportant la production naturelle de mélatonine et la régulation du cortisol.
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Symptômes : sommeil perturbé, insomnie, troubles de l'humeur
Probiotiques et microbiome
Des études émergentes montrent un lien entre la santé intestinale et les cycles de sommeil, impliquant que les probiotiques pourraient influencer la régulation hormonale. Un microbiome équilibré peut contribuer à une meilleure absorption des nutriments nécessaires à la production des hormones du sommeil.










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