Comment les souches de probiotiques prennent soin de la flore intime et intestinale ?

SOMMAIRE :

les probiotiques pour la flore intime et intestinale

Les flores vaginales et intestinales sont composées d’un ensemble de bactéries et champignons qui contribuent au bien-être et à l’équilibre intime et digestif. Ces flores étant liées, l’équilibre de l’une reflète l’état général de l’autre. Or, les périodes de variations hormonales (règles, grossesse, ménopause) peuvent perturber nos flores, les rendre vulnérables et favoriser les inconforts, intimes comme intestinaux.

La prise de probiotiques va permettre de rééquilibrer nos flores. De nombreuses études tendent déjà à prouver l’effet bénéfique des probiotiques sur la flore intestinale. Plus récemment, il a été démontré que la prise de probiotique permettait d’améliorer le confort intime.

Dans cet article, nous étudierons le rôle des microbiotes intime et intestinal ainsi que l’importance des probiotiques pour le maintien de leur équilibre.

Flore intime

Qu'est-ce que le microbiote ?

Le microbiote, ou flore, désigne les communautés de micro-organismes qui colonisent le corps humain. Ce sont des bactéries, virus, parasites et champignons non pathogènes hébergés par le corps humain. Il existe plusieurs microbiotes au niveau de la peau, de la bouche, du vagin, des poumons… Le plus grand microbiote est celui de l’intestin, il renferme le plus de micro-organismes en termes de nombre et d’espèces. Le microbiote est impliqué dans le bon fonctionnement du corps. Il intervient dans des grandes fonctions essentielles comme la nutrition, le développement, l’immunité et le bien-être.

Le microbiote intestinal

Notre tube digestif abrite pas moins de 1013 micro-organismes. Cet ensemble de bactéries, virus, parasites et champignons non pathogènes constitue notre microbiote intestinal (ou flore intestinale). Le microbiote intestinal assure son propre fonctionnement en puisant dans nos aliments. Il est propre à chaque individu, il est unique. Cependant, il existe un socle commun de 15 à 20 espèces présentes chez tous les êtres humains, en charge des fonctions essentielles du microbiote. Cette flore se forme dès la naissance et se constitue progressivement. Elle évolue avec l’âge, en réponse aux changements de régime alimentaire, de médicaments ingérés ou d’agents pathogènes vecteurs de maladie. Une modification de l’hygiène de vie ou la fluctuation des hormones sexuelles (testostérone et œstrogène) peuvent également entraîner des modifications du microbiote intestinal.

La flore intestinale possède plusieurs rôles essentiels au bon fonctionnement de notre organisme, notamment en favorisant la digestion, l’immunité et le bien-être. Le microbiote intestinal permet de synthétiser des composés et des vitamines essentielles et de dégrader des molécules complexes. Il a également une fonction de protection contre les bactéries étrangères. Il permet une barrière physique et chimique car la couche bactérienne est difficile à franchir pour les corps étrangers. Certaines bactéries intestinales produisent également des molécules qui tuent des bactéries pathogènes invasives. Le microbiote intestinal joue donc un rôle de barrière protectrice contre des pathogènes ingérés.

Le microbiote vaginal

En 1892, Doderlein a publié la première étude approfondie sur le microbiote vaginal humain. Le microbiote vaginal, aussi appelé flore intime ou flore de Döderlein, se compose à 90% de bactéries lactiques (lactobacilles) qui colonisent le vagin au cours de la vie de la femme. De nombreuses autres espèces sont également présentes dans le microbiote vaginal comme des virus, champignons, levures… Après la puberté, le microbiote vaginal est principalement constitué de quatre espèces de lactobacilles mais il existe beaucoup de variations entre les populations. Les lactobacilles sont un genre bactérien commensal du tube digestif et des filières génitales. Les espèces présentes au niveau génital sont principalement L. crispatus, L. gasseri, L. iners et L. jensenii.

Le microbiote vaginal évolue au cours du temps et avec les hormones sexuelles au cours de la vie d’une femme. Il n’est pas présent dès la naissance, et requiert la présence d’œstrogènes pour s’instaurer. Durant la puberté et pendant la période reproductive chez la femme, le microbiote change radicalement. Lors des menstruations, l’environnement peut être plus favorable à la prolifération de certaines bactéries dans la cavité vaginale. Cette modification du microbiote vaginal dépend de chaque femme et peut être plus ou moins marquée. A la ménopause, le taux d’œstrogène diminue, donc le milieu devient moins propice au développement des lactobacilles.

La flore bactérienne forme un biofilm protecteur sur la muqueuse vaginale ce qui permet d’empêcher la prolifération des germes pathogènes en inhibant leur croissance, leur adhésion et leur développement. Elle protège les organes génitaux profonds en créant un environnement hostile pour la plupart des autres bactéries.

Le lien entre la flore intestinale et intime

Le microbiote vaginal hérite d’un certain nombre de bactéries provenant du microbiote intestinal en raison de la proximité anatomique du côlon et de l’appareil urogénital. Il y a donc de grandes similitudes entre ces deux flores. Les échanges sont permanents par voie interne, via le contact entre les organes, ou par voie externe via le biofilm formé par des bactéries sur le périnée, entre l’anus et la vulve ou à cause de gestes inappropriés.

Ainsi, les bactéries migrent de l’un à l’autre, pour le meilleur, la protection, comme pour le pire : cystites, vulvites, papillomavirus, mycoses… et les inconforts, gênes, douleurs, pertes, odeurs qui sont associés.

Par exemple, la bactérie Candida albicans, impliquée dans les infections à candida, est présente dans le microbiote intestinal et vaginal. De même, dans le cas des infections urinaires ou cystite, il est le plus souvent constaté qu’un germe issu du microbiote intestinal parvient à coloniser les voies urinaires par voie ascendante, ce qui provoque l’infection.

C’est pourquoi il est important non seulement de rétablir l’équilibre dans le microbiote vaginal, mais aussi dans le microbiote intestinal, car les deux sont étroitement liés.

La dysbiose

L’équilibre bactérien peut être modifié et avoir un impact sur le bien-être. Une altération du microbiote est appelée dysbiose. Dans le cas du microbiote intestinal, une dysbiose peut être causée par du stress, une alimentation déséquilibrée ou d’autres facteurs qui peuvent entraîner un trouble du transit intestinal, des ballonnements ou un inconfort digestif.

Concernant le microbiote vaginal, son altération peut être provoquée par la présence d’une multitude de bactéries anaérobies au cours d’une dysbiose, la vaginose. Elle se définit par un déséquilibre au niveau de la flore vaginale, menant à une diminution des micro-organismes utiles et protecteurs ainsi qu’à une augmentation des micro-organismes plus nuisibles. Les symptômes de la vaginose peuvent varier d’une femme à l’autre, mais ils peuvent inclure des pertes vaginales inhabituelles (blanches, grises ou jaunâtres) avec une odeur désagréable ainsi que des démangeaisons et des brûlures vaginales.

Des facteurs prédisposants tels que les règles, la grossesse, la pratique sexuelle, l’utilisation incontrôlée d’antibiotiques et les douleurs vaginales peuvent altérer la communauté microbienne. Une altération de la flore intime est associée à différentes pathologies comme une augmentation du risque d’infections sexuellement transmissibles et d’infections urinaires. D’après une étude sur les rôles du vagin et du microbiote vaginal dans l’infection des voies urinaires, le vagin peut héberger des bactéries uropathogènes tel que Escherichia coli, la cause la plus fréquente d’infection des voies urinaires. Une vaginose augmente aussi le risque de développement de cancer, et notamment du cancer du col de l’utérus. Enfin, elle est associée à un plus grand risque de complications gynéco-obstétricales.

Le microbiote vaginal joue donc un rôle important dans la santé sexuelle de la femme, mais aussi dans la reproduction et le risque de développement de cancers. Le rôle majeur de la vaginose bactérienne dans les pathologies qui lui sont associées montre clairement qu’il est primordial de lutter efficacement contre cette dysbiose.

Comment prendre soin de son microbiote ?

Afin de restaurer une flore intestinale et intime saine, il existe différentes solutions

  • L’utilisation de plantes : La réglisse et l’alchémille permettent de diminuer les mycoses vaginales ou intestinales.
  • Suivre des règles d’hygiène de vie : L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) recommande d’éviter les douches vaginales, les produits de toilette intime trop décapement et le port de sous-vêtements synthétiques ou trop moulants.
  • La prise de probiotiques : Ce sont des micro-organismes vivants qui peuvent coloniser temporairement nos microbiotes.

Les probiotiques : qu'est-ce que c'est ?

Les probiotiques sont des micro-organismes vivants qui ont un effet positif sur la santé de l’hôte lorsqu’ils sont administrés en quantité suffisante. Les probiotiques peuvent être des bactéries (bifidobactéries, lactobacilles, etc.) et des levures (saccharomyces). Ils exercent un rôle préventif et curatif en colonisant l’intestin et le vagin ce qui va modifier l’équilibre des flores. Le milieu est alors acidifié ce qui pourrait contribuer à soulager divers troubles intestinaux et vaginaux. Pour être efficaces, les probiotiques doivent être administrés vivants, pouvoir résister à l’acidité de l’estomac et du vagin et être capables d’adhérer à leurs parois. Ces propriétés dépendent de la souche utilisée, de la nature des aliments qui les contiennent et, surtout, de la dose ingérée. Pour être bénéfiques, les probiotiques devraient être pris plusieurs fois par semaine. En effet, ils ne colonisent les flores que de manière temporaire.

La dose recommandée de consommation de probiotiques est de 109 à 1010 bactéries par jour afin d’avoir en général 108 à 109 bactéries vivantes accédant à l’intestin et capables d’exercer leurs effets. L’apport de probiotiques doit être régulier, car des études ont montré qu’ils disparaissent du tractus au bout d’une à deux semaines après arrêt de l’administration. Les probiotiques peuvent être apportés par l’alimentation notamment avec des aliments traditionnellement riches en probiotiques (produits laitiers fermentés et certaines charcuteries). Cependant, la quantité de probiotiques naturellement présentes dans les aliments est très variable et souvent faible. Aujourd’hui, il existe des produits enrichis en probiotiques comme des yaourts, du lait fermenté et des fromages ainsi que des compléments alimentaires. Ces derniers permettent de fournir une source fiable, contrôlée et conséquente de probiotiques essentiels.

Les principales souches reconnues en tant que probiotiques chez l’humain sont des bactéries appartenant aux genres Lactobacillus, Bifidobacterium, Enteroccocus, Streptoccocus et des levures du genre Saccharomyces. Ces espèces sont largement utilisées dans les produits alimentaires fermentés, les produits alimentaires non fermentés, ainsi que dans les compléments alimentaires. Au niveau urogénital, l’action probiotique repose le plus souvent sur les capacités antimicrobiennes des lactobacilles.

L’intérêt des lactobacilles

Les lactobacilles sont des bactéries bénéfiques présentes dans diverses parties du corps, y compris dans le tube digestif et le vagin. Elles ont un rôle dans la fermentation lactique, lors du processus de conversion des sucres en acide lactique. Cette capacité à métaboliser les sucres est un trait caractéristique des lactobacilles. En produisant de l’acide lactique, ils abaissent le pH de leur environnement, ce qui crée un environnement acide qui inhibe la croissance de nombreuses bactéries pathogènes.

Les lactobacilles prédominent généralement dans la flore vaginale normale et jouent un rôle essentiel dans le maintien de la santé vaginale. D’après une étude sur le rôle joué par les lactobacilles dans le contrôle de la population d’agents pathogènes vaginaux, les lactobacilles présentent un intérêt considérable. Ces organismes contribuent au contrôle du microbiote vaginal selon deux mécanismes : 

  • L’adhésion au mucus : Elles forment une barrière qui empêche la colonisation par des agents pathogènes.
  • La production de composés antimicrobiens : Acide lactique, peroxyde d’hydrogène … 

Les lactobacilles aident donc à maintenir un pH acide, empêchant la prolifération d’agents pathogènes et le développement d’infections vaginales. Ainsi, les lactobacilles ont une forte activité antimicrobienne qui peut présenter ces souches en tant que candidats probiotiques. 

Dans les années 1930, Mohler et Brown furent les premiers à proposer un traitement des vaginites et de la vaginose avec une culture de bacilles de Doderleïn. Depuis, différentes études ont montré l’efficacité de l’application de souches de lactobacilles au niveau vaginal pour lutter contre les infections urinaires et la vaginose bactérienne : 

  • Bruce et al. en 1992 ont administré une gélule contenant des lactobacilles par semaine pendant un an à dix patientes souffrant d’infections urinaires récidivantes. A la suite de ce traitement, la moitié de ces femmes n’ont plus déclaré de récidives.
  • Hallen et al. en 1992 ont traité 28 femmes présentant une vaginose bactérienne avec des gélules contenant une souche de lactobacille acidophilus, deux fois par jour pendant six jours. Suite à ce traitement, plus de 50 % des femmes traitées ont vu leurs prélèvements vaginaux normalisés avec l’élimination de la bactérie provoquant la vaginose alors que ce n’était le cas pour aucune des femmes du groupe placebo.
  • En 2020, une étude sur les rôles du vagin et du microbiote vaginal dans l’infection des voies urinaires démontre que les femmes atteintes de vaginose bactérienne présentent un risque d’infection urinaire plus élevé que les femmes possédant un microbiote vaginal dominé par les lactobacilles. Les essais cliniques suggèrent que les interventions vaginales qui affectent le microbiote (les probiotiques vaginaux et les traitements aux œstrogènes) peuvent protéger contre d’autres épisodes d’infection urinaire récurrente.
flore intime

les probiotiques pour la flore intime

L’utilisation des probiotiques a été étudiée pour espacer voire éviter les récurrences de vaginoses bactériennes. Plusieurs souches sont intéressantes dans l’objectif de limiter les infections intimes par l’inhibition de la croissance des pathogènes et la reconstitution d’une flore intime saine. Elles sont résumées dans le tableau ci-dessous :

Tableau souches probiotiques

La société italienne Roelmi, spécialiste des probiotiques a développé un mélange de plusieurs lactobacilles et bifidobactérie brevet SynBalance® : Lactobacillus rhamnosus LRH020, Lactobacillus plantarum PBS067, Bifidobacterium animalis lactis BL050. 

  • Lactobacillus rhamnosus LRH020 : Cette souche dispose d’une forte capacité à lutter contre les agents pathogènes, notamment contre Candida albicans, une levure qui peut être responsable d’une candidose lors d’un déséquilibre hormonal. L.rhamnosus permet de rétablir un bon équilibre de la flore vaginale.
  • Lactobacillus plantarum PBS067 : Cette souche contribue à la dégradation des fibres alimentaires, favorisant ainsi une digestion saine. Cette souche est donc particulièrement efficace dans la réduction des troubles digestifs comme les ballonnements et les douleurs abdominales. Elle participe également à l’équilibre de la flore intime car sa présence dans le tractus vaginal a été démontrée et est liée à la diminution du risque de vaginose bactérienne. 
  • Bifidobacterium animalis lactis BL050 : Cette bifidobactérie est reconnue pour son potentiel à soutenir la santé intestinale. Elle favorise la croissance des bonnes bactéries dans l’intestin, ce qui peut contribuer à améliorer la digestion, à renforcer la barrière intestinale et à réduire les problèmes gastro-intestinaux tels que les ballonnements et la constipation.

Ce complexe probiotique peut être associé à une souche de Lactobacillus acidophilus PBS066, dominante de l’écosystème vaginal. Elle contribue au maintien d’un pH acide de la zone intime en produisant de l’acide lactique. Des études montrent que cette souche aide à prévenir et traiter la vaginose bactérienne.

Plusieurs études cliniques ont été menées par la société Roelmi pour mettre en évidence l’action de ces probiotiques sur la flore intime :

  • Une étude contrôlée randomisée incluant 20 femmes sans infection urinaire a étudiée la prise de ce mélange de probiotiques sur la colonisation vaginale pour éviter les infections urogénitales et favoriser un bon équilibre de la flore vaginale. Une colonisation vaginale importante pour les souches administrées et une diminution des symptômes (démangeaisons, brûlures, pertes…) ont été observées.
  • Une étude prospective a mis en avant l’amélioration de la vaginose bactérienne en utilisant le complexe SynBalance® Femme. 75 femmes atteintes de vaginose bactérienne (VB) ont été traitées avec du métronidazole local puis 50 d’entre elles ont commencé un programme de supplémentation avec SynBalance® Femme. Les 25 femmes restantes composaient le groupe témoin et recevaient le même suivi gynécologique que le groupe actif. Une réduction du taux de récurrence de vaginose bactérienne a été observée pour les femmes supplémentées. A long terme, une récupération des lactobacilles a aussi été observée avec une résolution des symptômes.
  • En 2023, une étude clinique randomisée sur 50 femmes ménopausées de 45 à 60 ans a été réalisée. Elles ont participé à un traitement par les lactobacilles pendant 4 semaines. L’évolution du microbiote vaginal a été évaluée par écouvillons vaginaux pendant la prise du produit. Une colonisation positive et la promotion des bonnes bactéries ont été observées. Une activation de la réponse immunitaire et une augmentation du potentiel antioxydant ont été notées.

Ces souches ont la capacité de coloniser l’épithélium vaginal même lorsqu’elles sont introduites par voie orale. Ce complexe probiotique agit donc en prévention et en traitement complémentaire des infections et des troubles intimes féminins.

Conclusion

Pour résumer, les flores vaginales et intestinales sont le résultat d’un équilibre naturel de différentes bactéries qui cohabitent harmonieusement. Il est nécessaire de veiller à conserver cet équilibre en gardant un mode de vie sain. Toutefois, un dérèglement peut survenir et c’est là qu’interviennent les probiotiques. Ces micro-organismes vivants vont permettre de rééquilibrer les flores. De nombreuses études tendent déjà à prouver l’effet bénéfique des probiotiques vaginaux dans le traitement de la vaginose bactérienne et dans la prévention de ses récidives.

Ainsi, en raison de leur statut généralement reconnu comme sûr, les lactobacilles sont largement utilisés comme l’une des alternatives en plus du traitement antimicrobien conventionnel contre les agents pathogènes vaginaux pour la prévention de la vaginite chronique et la restauration de l’écosystème vaginal.

sources

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