Pascale nous parle « mieux-être » et évolution du concept d’écologie. Elle nous livre sa réflexion sur le corps, de sa conscience du féminin cyclique, de l’acceptation de soi. Un échange passionnant!  

Anna: Je suis ravie que tu aies accepté notre invitation pour participer à notre podcast et avant de commencer dans le dur des questions, je voudrais d’abord te demander de te présenter s’il te plaît. 

Pascale: je suis ravie que tu m’aies invitée, surtout pour parler du corps, car on m’interroge beaucoup sur la cosmétique, mais ma grande passion depuis 25 ans, c’est le bien-être et la question du corps. Alors, ça fait 30 ans que je travaille dans le secteur des cosmétiques, mais aussi celui du bien être, donc de l’alimentaire, des spas, du sport, tout ce qui contribue à notre mieux être, en fait. J’ai plusieurs rôles. J’ai un rôle pour aider les marques à entrevoir ce que voudront les consommateurs demain. Et j’étais déjà très portée sur le bio, l’écologie, le naturel à la fin des années 90. Et j’aide les marques également en branding, en placement de marques, en alignement des valeurs, en cohérence et beaucoup de jeunes marques depuis quatre ans que j’ai grand plaisir à accompagner. 

A: D’accord, donc, en fait la casquette est double ou triple, voire quadruple? 

P : Oui, parce qu’aussi je relaie, j’aime beaucoup et de manière complètement gracieuse et désintéressée mettre en valeur justement ces marques, notamment sur Instagram, les interviewer en live. Et puis porter la parole des marques, y compris des grands groupes aussi sur leurs actions vertueuses sur LinkedIn, où j’étais ravie d’être élue meilleure influenceuse 2020. 

A: Bravo! C’est au regard de toute cette expérience que je vais effectivement te poser quelques questions. La première concerne l’écologie en général. Ma question, c’est quel est ton rapport à l’écologie et surtout, comment ce dernier a-t-il évolué ces dernières années? 

P: Alors, mon rapport à l’écologie s’est réalisé il y a déjà 25 ans, et ça s’est passé avant tout par le rapport à mon corps, par le rapport à soi, par la nutrition. En fait, j’ai été très appelée par le bio et je ne savais pas pourquoi du tout. Il faut se laisser porter et suivre ce que l’on ressent. Et donc, j’avais cet appel pour le naturel très, très fort que je suis allée expérimenter très vite, donc au travers de la nutrition. C’est pour ça que je me suis d’ailleurs formée dans le cursus nutrition / naturopathie au début des années 2000, mais aussi après en phyto, les huiles essentielles… J’ai suivi des tas de cours et de formations quand je suis devenue consultante et j’ai créé Trend Sourcing en 2000. J’avais ce temps là aussi et finalement, j’ai découvert après que c’était le vivant que je souhaitais préserver et qui m’intéressait parce que, par exemple, je suis très arc-boutée sur le fait que des lobbies ou des entreprises mettent énormément de polluants et d’ingrédients nocifs pour la santé, notamment dans l’alimentaire. Et ça me met hors de moi. En fait, hors de moi, j’ai encore vu un reportage sur Thema cette semaine sur des populations entières qui sont décimées par le diabète, évidemment les populations les plus pauvres. Il y avait des tas d’exemples aux Etats-Unis, mais voilà donc ce qui me tient vraiment, c’est la préservation de la santé et tous les moyens pour y arriver. Donc, cette écologie, ce lien au vivant, je l’ai vu évoluer ces dernières années, beaucoup par rapport au climat et à la question climatique et au fait que l’on vit et que l’on va vivre de gros gros changements climatiques, surtout lorsque l’on lit les rapports des experts du GIEC qui mettent des sérieux warning à partir de 2028. Donc, c’est demain. Et beaucoup de philosophes et des sociologues que j’aime suivre et lire ont beaucoup témoigné sur le fait que l’on était tous reliés. C’est lié à une interdépendance absolue entre tous les règnes: les végétaux, les animaux, les insectes, les tout ce qui existe et ce qui vit sur la planète et bien sûr nous, humains. Et j’ai le sentiment que c’est encore une vision qui n’est pas partagée par tous, alors il y a une grosse montée des consciences que j’observe aussi depuis quatre ans et tant mieux et beaucoup auprès des jeunes générations qui mettent les bouchées doubles parce qu’elles ont bien conscience que c’est le dernier rempart pour agir. Et elles entraînent les aînés. 

A: Pourquoi 4 ans? 

P: Je dis 4 ou 5 ans? Parce que c’est à ce moment là où j’ai vraiment observé qu’il y avait une libération des tabous et donc que la parole était beaucoup plus fluide, y compris sur la question des femmes, sur la violence, mais aussi le corps, les règles, la ménopause. Donc ça, on y viendra. Et puis ce qui m’avait attiré à la fin des années 90 et j’allais beaucoup au Japon, aux Etats-Unis, dans quantité de pays. Et j’étais passionnée par la cosmétique qu’on appelait à l’époque cosmétique mystique. Mais c’était impossible à rapporter en France, ou de faire du yoga comme je le faisais. On était perçus comme perchés. Je me suis formée en astrologie aussi, alors tout ce qui était astro, pierres, parler des chakras, des énergies. Mais franchement, on vous regardait comme si vous étiez dans une secte. Je devais limite me cacher. Enfin, je ne pouvais pas parler à tout le monde, comme maintenant de tout ce que je faisais en fait. Donc, c’est pour ça que je dis depuis cinq ans, la parole est beaucoup plus libre. Les réseaux sociaux ont favorisé évidemment tous ces échanges et Instagram énormément. Et donc, il y a une montée, des témoignages, des partages, des mises en scène, des photos. Et ça, c’est extraordinaire. Donc voilà donc le gros changement de l’écologie, c’est aussi de remettre du lien entre tout le vivant et cette interdépendance qui fait que si effectivement, comme en ce moment, on vit une forte régression des insectes, des oiseaux, c’est vraiment le péril de la vie humaine qui est là. Plutôt que de nous dire tout le temps « préserver la planète », c’est surtout préserver l’humain en fait parce que la planète, elle, elle va toujours être là. Elle est là depuis des milliards d’années et a priori, même s’il y a des catastrophes qui peuvent arriver, elle va résister alors que les humains risquent d’avoir des temps beaucoup plus compliqués. Donc, c’est avant tout se respecter soi. 

A: Et si je resserre le scope, qu’est ce qu’évoque pour toi l’écologie, cette fois ci corporelle? 

P: C’est vraiment le soin de soi de sa personne, donc se respecter, s’écouter, c’est beaucoup s’écouter. 

Je peux entendre et comprendre – j’ai des témoignages parce que j’accompagne des personnes à ce niveau là individuellement – que ce n’est pas inné que de pouvoir et de savoir s’écouter, écouter son corps. Ses besoins. Et puis les honorer, en fait. Mais ça veut dire écouter si on a des tensions, si on a des signes qui peuvent être aussi liés aux cycles. Si on a des agacements, en fait, toutes les sortes de ressentis possibles parce que le corps ne va jamais nous trahir. Le corps est hyper fidèle et de pouvoir s’appuyer sur son corps, c’est vraiment extraordinaire parce que nous avons dans un autre plan, nous avons choisi notre incarnation. Nous avons choisi de faire corps avec notre corps dans cette vie là et donc on a tout à gagner à s’en faire le meilleur allié possible puisque encore une fois, il va être là pour toute cette vie et il ne nous trahira pas. Après, il y a la question, évidemment, des maladies, de plein de choses qui peuvent arriver. On en parlera à une autre occasion. Mais voilà, l’écologie du corps, c’est effectivement de se faire le plus de bien possible, alors d’être attentif aux techniques ou aux moyens qui vont nous convenir. 

A: Et tu disais déjà c’est compliqué de s’écouter par rapport à l’expérience que tu as des gens qui te consultent. Pourquoi c’est compliqué de s’écouter? Quelles sont les difficultés? 

P: Les difficultés? Je peux recevoir des personnes qui sont énormément dans leur tête, qui sont dans leur intellect et qui n’ont pas du tout cette habitude ou cette perception des choses. Pour elles, ça demande un vrai effort de se poser et de considérer leur corps pour x raisons. Parce qu’on ne leur a pas appris, c’est vrai qu’au niveau, dans notre histoire, avec Descartes, la religion catholique, le corps est coupé de l’esprit. Or, ce n’était pas du tout le cas chez les Grecs par exemple. Quand on lit Platon, toute la philosophie des Grecs, tout est lié. Et dans toutes les médecines, y compris hippocratique. Et puis, plus loin, en Chine, Ayurveda, le corps, évidemment, et l’esprit sont totalement liés. Donc, nous, on n’a pas eu cette habitude là. Elle n’est pas relayée ni à l’école, ni par les parents, sauf si on a eu la chance d’avoir des parents qui sont déjà très en lien, dans ces habitudes ou dans des métiers qui vont travailler avec le corps. Donc, effectivement, on peut être complètement dans le mental, dans le faire, dans l’action, parce que la société aussi nous a beaucoup pressurisés. Et puis énormément depuis 20 ans, à considérer l’humain comme un individu qui doit être rentable. C’est terrible, mais c’est vrai que c’est la rentabilité de l’humain en entreprise dans le travail. Se dépasser, devoir se dépasser pour travailler…

A: Est ce qu’on apprend? Comment on apprend à s’écouter? C’est très dur d’apprendre à s’écouter

P: Alors, c’est un chemin, c’est un cheminement, mais qui va être vraiment individuel. Donc, indiquer des tips, des choses généralistes, ça ne va pas forcément convenir à la personne qui nous écoute actuellement, puisque ça dépend vraiment de son cheminement et de son degré actuel d’écoute. Mais moi, je dirais ça peut passer tout simplement par se poser trois minutes. Voilà, c’est pas très long. C’est un petit temps accessible dans un endroit que l’on aime bien, si possible. Voilà un petit coin un peu sanctuarisé de sa chambre, par exemple. Je vois des personnes de plus en plus qui font des petits autels, avec des photos qu’elles aiment bien, avec des pierres et des grigris. Enfin quelque chose. On a envie de se recueillir, ou bien ça peut même être en extérieur, devant un paysage, un endroit où vous savez que vous n’êtes pas dérangé. Et voilà de se dire qu’est ce que je ressens? Qu’est ce qu’il est en train de me dire mon corps? Tiens, je ressens un petit truc à l’épaule en passant ma main, je n’avais pas senti. J’ai une petite gêne là. Tiens, c’est bizarre. Ah puis oui, au niveau de la hanche et du bassin, c’est vrai que je pourrais peut être un peu rectifier ma position. Ou de se dire « Mais là, j’ai vraiment chaud au crâne ». Qu’est ce qu’on peut faire pour pacifier? Pour enlever ça? Il y a des mouvements. Moi, j’aime bien quelques mouvements de daoyin ou de Qi Gong, mais ne serait ce que passer, par exemple, ses mains sur son front en alternant droite / gauche. Voilà, c’est un premier bénéfice de pouvoir évidemment respirer, souffler et être attentif à sa respiration. Baisser les épaules. On monte les épaules, on les baisse, on fait des petits mouvements comme ça et tout de suite, on se sent mieux. Faire de grandes respirations. Puis lâcher. Je lâche tout ce qui m’embête. Et puis, ça peut être le matin au réveil, onne  se lève pas tout de suite. On reste allongé. On est attentif à ses rêves parfois. Et puis, plus on est attentif, plus les rêves vont arriver à la conscience. Je les ai écrits depuis 15 ans et en fait, c’est fabuleux parce qu’il y a des rêves qui m’indiquent ce qui va se passer. Et puis, c’est le subconscient qui vient au conscient. Ils nous préviennent qu’on est en train de rentrer dans une phase où là, c’est le moment de travailler autour de tel ou tel thème ou d’écouter. Je dis ça parce que j’adore la thérapie et la psy, donc je suis très attentive, évidemment, à mes rêves, on ne rêve que de soi, même quand on rêve évidemment d’autrui, de son chéri, de sa chérie, de ses parents, de peu importe. On ne rêve que de son rêve, d’une partie de soi et qui vient à la conscience. Et puis, parfois, on se souvient pas de ses rêves. Mais quand on prend l’habitude, moi, mes rêves, mes rêves très importants me réveillent. Ils vont me réveiller à 4 ou 5 heures. Je note tout de suite et je m’endors. Donc voilà, on s’écoute, on bouge un peu le corps, on fait des petits mouvements, on prend le temps. 

A: Tu décris une hygiène de vie, des routinesEt la question des cycles, comment on fait pour appréhender ses propres cycles? 

P: Pour moi, ça a été une grande histoire. Là aussi, c’est très personnel et c’est fabuleux qu’on ait autant de parole qui se libère. Mais c’est vrai que les cycles, ça a été pour moi complexe. Là, l’écoute est fondamentale. Ça nous bouleverse. Il y a la peau qui parle. Il y a le corps avec les seins. On va être prévenu de nos règles, on va changer d’humeur. Tout ça va nous accompagner, en fait. Finalement, moi, ça m’aura accompagnée de mes 14 à mes 51 ans et j’ai eu plein de plein de rapports différents à ces cycles qui m’ont beaucoup, beaucoup ennuyée, énormément. J’ai eu plein de douleurs que j’ai essayé de temporiser avec des plantes, avec des huiles essentielles, avec des massages, voire parfois, je suis partie en allopathie quand je n’en pouvais plus. Il m’est arrivé de prendre des médocs pour diminuer les crampes et j’ai beaucoup lu aussi. Il y a des livres qui m’ont aidée. Des manuels de gynécologie / naturopathie comme Mama Mélisse de Rina Nissim. J’ai lu Le sang des femmes. Enfin, je voulais beaucoup savoir. J’ai beaucoup étudié, comme j’ai dit, y compris dans les livres. Et puis c’est après l’accouchement que tout s’est délié. En fait, j’ai plus du tout eu mal. Une fois mon accouchement passé. Mais j’ai attendu quand même d’avoir 40 ans. 

A: Oui, c’est la prise de conscience et la conscientisation de ses propres cycles. Me concernant, c’était vers 30 ans et en fait, toi c’est l’inverse que tu as fait, tu as d’abord cherché à se renseigner et en fait, le jour où tu a accouché, ça c’est délié. 

P: Oui, ça s’est délié. En fait, il y avait aussi tout un lien psychologique donc j’avais travaillé aussi en thérapie, parce qu’il y a des liens parfois invisibles. Il y a des liens transgénérationnels. Donc, j’avais aussi une sorte d’impossibilité psychique à avoir un enfant. Et ma fille est arrivée par surprise, complètement par surprise. Et je pense que j’aurais jamais pu l’avoir autrement dans mon histoire de vie. Je pensais que je n’aurais pas d’enfant et heureusement qu’elle est arrivée et ça a été pour moi extraordinaire, une ouverture fabuleuse. Mais on peut avoir une vie, évidemment sans enfant, et on va créer d’une tout autre manière. 

A: Donc c’est ta fille qui t’a réconciliée avec les cycles? 

P: Ah mais oui, mais c’est très fort, alors que dans mon féminin transgénérationnel, ce n’était pas possible. Et j’avais en plus des injonctions à faire un enfant. Donc il a fallu que je passe des années pour me dire « est ce que c’est l’envie de ma mère d’avoir un enfant ou est ce que c’est ma propre envie? » Je ne savais pas. Et puis les cycles, je n’étais pas éduquée. J’ai trouvé. Ma mère n’avait quasi rien dit. 

C’était juste l’événement du jour où j’ai été réglée avec des expressions un peu saugrenues du type « les Anglaises sont arrivées », on a dit ça à mon père… Youpie! mais en fait, moi, toute ma culture, je l’ai faite dans les magazines. À l’époque, c’était OK magazine. J’étais avide de témoignages. Et puis, évidemment, j’en parlais avec mes copines, mes cousines et tout. Je me questionnais parce que je voyais que je n’avais pas des cycles comme la moyenne, j’avais des cycles de 40 – 45 jours. Quand j’ai découvert la naturopathie il y a 25 ans, j’ai voulu effectivement trouver une gynécologue qui agisse en naturopathie pour qu’il y ait une vraie cohérence. C’est formidable, ça aide énormément. Et puis, parce que je voulais des moyens de contraception naturelle. Moi, je ne voulais pas d’hormones, j’avais beaucoup lu que les hormones étaient liées à des événements et à des cancers hormono dépendants après. Donc, enfin, sans affoler, encore une fois, chaque histoire est différente. Mais voilà. Mais la question des cycles a été très, très importante dans ma vie et c’est ma fille qui m’a fait accepter tout ça. Je n’avais jamais plus de douleurs. C’était extraordinaire. J’étais bien, puis j’ai eu une grossesse extraordinaire. Il y a aussi un livre que je peux recommander sur le sujet « Accouchement, naissance, un chemin initiatique » de Martine Texier. Et, j’ai vraiment parlé à ma fille pour qu’elle se présente. Je lui ai raconté tout le chemin qu’elle aurait à faire dans mon corps pour accoucher. Et donc, je lui ai vraiment dit comment se tourner pour éviter un accouchement par le siège, etc. Je voulais accoucher naturellement et j’ai été exaucée. Je suis arrivée dans un camion pompier. Et puis je n’ai même pas perdu les eaux. Elle est arrivée coiffée de sa poche. Je suis arrivée à 10, là, j’avais vraiment très, très mal. J’avais oublié tous mes préceptes, je voulais une péridurale… Elle est sortie en 20 minutes, c’était plié. Mais je lui avais beaucoup, beaucoup parlé avant. J’avais fait plein de choses effectivement, au niveau de mon corps, massage du périnée, de l’haptonomie, quantité de choses pour que cet accouchement se passe le mieux possible. Et pour terminer avec la question, à la ménopause, j’ai été malheureuse de ne pas pouvoir dire au revoir à mes règles alors qu’elles m’avaient tellement embêtée. Mais en fait, elles sont parties comme ça. En fait, comme j’écoute beaucoup mon corps, j’ai su que c’était possiblement la dernière fois, mais c’était très subtil parce que c’était juste que tout d’un coup, tiens, ça avait plus duré qu’un seul jour et qu’il y avait un flux moindre. Mais voilà, c’est tout. Et ça a été terminé. Je me suis dit « mince je n’ai pas pu faire une vraie fête ». Et d’ailleurs, je trouve qu’on devrait fêter comme c’était le cas avant. On fêtait vraiment l’arrivée des règles chez les jeunes filles, chez les jeunes femmes, avec des tas de rituels, des petits mots où chacun témoigne aussi de ce jour unique dans la vie. Et on devrait de la même manière fêter le départ, parce que maintenant, c’est une autre période qui s’ouvre et c’est une période qui est vraiment une porte pour moi, qui est extraordinaire. Plus de spiritualité, plus de conscience vers d’autres zones, d’autres chemins et une créativité. Donc, en fait, puisque la créativité n’est plus au service de l’intérieur du corps, de la matière, cette créativité, elle se transforme. Et c’est un chemin que prennent beaucoup de femmes qui se révèlent, dans par exemple, l’écriture, la peinture, des activités manuelles, artistiques. Et je pense que cette ouverture que donne cette ménopause devrait être beaucoup plus portée sur les réseaux et non pas simplement un rapport à des bouffées de chaleur ou des problématiques que toutes les femmes n’ont pas. D’ailleurs, parce que mieux on est avec son corps, mieux on prépare sa ménopause. Et moi, je l’avais beaucoup préparée parce que j’avais interviewé quantité de médecins de par mon métier et mes études, des médecins autour de l’âge qui m’avaient dit que ça se préparait à partir de 40 ans. Mais ça peut même se préparer quelques années avant en termes de routine et d’hygiène. Mais ce qui n’empêche pas plein de plaisirs. Encore une fois…

A: C’est beau ce que tu dis. Est ce qu’il y a un mantra ou plusieurs? 

P: Le corps est sacré. Donc, même s’il est difficile à vivre pour certains ou pour nous. Parce que moi, il y a une période de ma vie où j’ai eu vingt kilos de plus, donc je peux en parler aussi et je peux témoigner de comment mon corps s’est transformé. Donc le corps est sacré, donc de pouvoir être le plus en lien avec lui, à l’écoute et de le respecter, mais surtout d’accepter. Je dirais que le mantra, c’est de s’accepter soi-même au présent. Chaque jour est différent. On peut être énervé à un moment donné d’être triste, mais le soir, ça aura changé et le lendemain, on sera tout autre pour être hyper joyeuse, dans le partage. Donc voilà. Rien n’est linéaire, comme la vie, comme le flux et le reflux, comme la lune et le soleil. Et voilà. Plus on s’accepte, plus on est en lien avec soi et plus la vie fabuleuse parce qu’on va redonner ce que l’on est aux autres. On va témoigner, on va transmettre aux autres. 

A : Merci Pascale

P: Merci pour ce formidable échange et merci à tous qui nous écoutent et à bientôt pour d’autres échanges.