Qu’est-ce qu’un déséquilibre hormonal ?
Pollution, perturbateurs endocriniens, stress omniprésent… depuis plusieurs décennies, le métabolisme féminin est particulièrement mis à rude épreuve.
Puberté précoce, problèmes de fertilité, acné hormonale, endometrioses, hypothyroïdie… les troubles hormonaux féminins semblent exploser ces dernières années.
« Les troubles endocriniens féminins prennent des proportions alarmantes ces dernières années… »
C’est ce que j’ai entendu à de nombreuses reprises en interrogeant plusieurs experts issus de différents horizons (gynécologues, généralistes, endocrinologues, naturopathes, nutritionnistes…). Et c’est inquiétant !
On estime que 6 millions de personnes souffrent de troubles thyroïdiens rien qu’en France.
Mais au fait, parlons « hormones » : que vous évoque ce mot ? 🧐
Des sportifs trop musclés ? Des comportements agressifs ? Des blagues lourdes ?
Il semble que les hormones soient un élément marginal ou tabou de notre physiologie… alors qu’elles sont centrales à notre bien-être !
Les hormones sont les messagers, les « chefs d’orchestre » de notre corps.
Lorsqu’une hormone joue une fausse note, c’est toute la symphonie du corps qui se dérègle : à court terme, notre bien-être est affecté (humeur, prise de poids…), et à long terme, de nombreux problèmes de santé apparaissent.
D’où l’importance d’identifier et de corriger les déséquilibres en amont.
Quels sont les troubles hormonaux les plus fréquents ?
Les déséquilibres hormonaux touchent particulièrement les femmes.
Chez les femmes sous pilule notamment, certains déséquilibres peuvent être masqués pendant un certain temps (cycles irréguliers…).
Les troubles hormonaux féminins les plus fréquents concernent :
– les hormones sexuelles
– les hormones thyroïdiennes
« À l’âge adulte, on estime que 7,5 % des femmes sont touchées par un trouble thyroïdien, contre un peu moins de 3 % des hommes », observe l’endocrinologue Pierre Nys.
« Après 60 ans, ces chiffres passent à 12 % pour les femmes contre 4 % pour les hommes. »
Les femmes sont donc particulièrement touchées lors des périodes de fluctuations hormonales : grossesse, allaitement, pré-ménopause et ménopause.
Pourquoi nos hormones se dérèglent-elles ?
La plupart du temps, il n’y a pas de cause directe (même si l’hérédité ou une tumeur peuvent jouer un rôle).
Cependant, tous les regards se tournent de plus en plus vers les perturbateurs endocriniens.
Une enquête du magazine *60 millions de consommateurs* (mai 2017) a révélé que pas moins de 23 à 54 perturbateurs différents ont été retrouvés dans les cheveux d’enfants âgés de 10 à 15 ans !
À long terme, ces cocktails de molécules peuvent interférer avec le fonctionnement de la thyroïde.
Quels sont les principaux symptômes d’un déséquilibre hormonal ?
Hypothyroïdie, hyperthyroïdie, syndrome des ovaires polykystiques, dominance œstrogénique, ménopause difficile à vivre… certains signes ne trompent pas :
– sautes d’humeur, irritabilité
– troubles digestifs
– fatigue persistante
– baisse de libido
– chute de cheveux
– cheveux affinés, ongles cassants
– acné rebond
– frilosité ou transpiration excessive
– troubles du sommeil
– variations rapides du poids sans modification d’habitudes.
HYPERTHYROÏDIE
Palpitations, hyper-stimulation nerveuse, perte de poids rapide sans régime, diarrhées, difficultés d’endormissement… associés ensemble, ces symptômes peuvent annoncer une hyperthyroïdie (thyroïde en sur-régime).
HYPOTHYROÏDIE
À l’inverse : prise de poids rapide, frilosité, moral en baisse, constipation, crampes musculaires et fatigue profonde peuvent indiquer une hypothyroïdie : la thyroïde fonctionne au ralenti et ne produit plus assez d’hormones.
Plus de 10 % des femmes de plus de 45 ans sont concernées — et beaucoup ne sont pas diagnostiquées.
DOMINANCE ŒSTROGÉNIQUE
C’est l’un des cas les plus fréquents chez les jeunes femmes : un excès d’œstrogènes par rapport à la progestérone.
Principaux symptômes : irritabilité, agitation, seins tendus, rétention d’eau, maux de tête, envies de sucre, troubles du sommeil, mains et pieds froids.
Les causes possibles incluent :
– xéno-œstrogènes (pollution, cosmétiques, plastiques…)
– pilule contraceptive
– alimentation déséquilibrée
– stress chronique → excès de cortisol → déficit relatif en progestérone.
SYNDROME DES OVAIRES POLYKYSTIQUES (SOPK)
Très fréquent : 1 femme sur 10 en âge de procréer.
Lié à un excès d’androgènes produits par l’ovaire.
Symptômes principaux : pilosité, chute de cheveux, cycle irrégulier, acné persistante.
MÉNOPAUSE
Avec l’âge, la production hormonale devient plus chaotique.
La ménopause marque l’épuisement des œstrogènes et de la progestérone.
Symptômes fréquents : sécheresse, irritabilité, bouffées de chaleur, perte de cheveux, brouillard mental…
Ces troubles peuvent apparaître jusqu’à 10 ans avant la ménopause.
TRAITER LE « TERRAIN »
75 % de notre équilibre hormonal dépend de notre hygiène de vie.
Stress, sommeil, alimentation, activité physique : tout compte.
Un expert rappelle qu’un traitement hormonal peut parfois aggraver un déséquilibre si le terrain n’est pas équilibré (ex : cortisol élevé → cerveau moins sensible aux œstrogènes).
Nous croyons profondément que c’est le terrain qu’il faut traiter pour restaurer durablement l’équilibre hormonal.
À la recherche de l’équilibre hormonal perdu…
Rassurez-vous : même s’ils sont gênants, la majorité des déséquilibres hormonaux ne mènent pas forcément à une maladie.
Cependant, certains désordres persistants (ex : résistance à l’insuline) peuvent conduire à des complications (diabète, obésité…).
Il n’existe pas de médicament miracle.
Le plus important est : traiter le terrain, identifier les signes tôt, adopter une hygiène de vie saine.
Comment rééquilibrer ses hormones ?
1. Mieux gérer son stress
Cohérence cardiaque, yoga, méditation, phytothérapie… choisissez ce qui vous convient !
Apprendre à se connaître et à se calmer est essentiel.
2. Avoir une alimentation variée et équilibrée
Évitez de manger le même aliment plus de deux fois par semaine et variez les couleurs dans l’assiette !
3. Éviter les polluants qui brouillent la communication hormonale
Tabac, pesticides, viandes/laits non bio, plastiques, cosmétiques non clean…
Découvrez comment éviter les perturbateurs endocriniens.
Qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ?
Des milliers de molécules apparues depuis 50 ans (plastiques, pesticides, hormones synthétiques…) brouillent nos récepteurs hormonaux en imitant nos hormones naturelles.
En bref : de « fausses clés » qui viennent dérégler nos systèmes biologiques.
Plus d’infos : Les perturbateurs endocriniens.
Un enjeu de santé publique largement sous-estimé
Heureusement, des solutions naturelles existent et le corps peut revenir à l’équilibre si on lui en donne les moyens suffisamment tôt.
Comment savoir si vous avez un déséquilibre hormonal ?
En cas de doute, consultez un médecin.
En présence de plusieurs symptômes, un professionnel pourra identifier l’hormone concernée, prescrire des analyses et proposer un traitement adapté.
MiYé ne remplace pas l’avis médical.























































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